..................................... La symbolique pure dans le Tarot d'Or et votre légende personnelle à travers les mythes et légendes
.....................................© Joëlle Balle, Créatrice du Tarot d’Or.

  • Arcane n°6

    L'amour et son mythe : Cupidon et Psyché

    Cupidon ou Eros en grec. Dans la mythologie romaine, Cupidon, fils de Vénus, est le dieu de l'amour. Cupidon, d'après le plus grand nombre des poètes, naquit de Mars et de Vénus. Dès qu'il eut vu le jour, Jupiter, qui connut à sa physionomie tous les troubles qu'il causerait, voulut obliger Vénus à s'en défaire mais elle le cache dans la forêt. Il est le plus souvent représenté sous la figure d'un enfant de sept à huit ans nu, l'air désœuvré, mais malin : armé d’un arc et d'un carquois rempli de flèches ardentes, quelquefois d'une torche allumée ou d'un casque et d'une lance ; couronné de roses, emblème des plaisirs. Tantôt, il est aveugle, car l'Amour n'aperçoit pas de défaut dans l'objet aimé ; tantôt, il tient une rose d'une main et un dauphin de l'autre. Quelquefois, on le voit entre Hercule et Mercure, symbole de ce que peuvent en amour la valeur et l'éloquence. Parfois, il est placé près de la Fortune ayant comme lui un bandeau sur les yeux (aveuglement). Il est toujours peint avec des ailes, et ces ailes sont de couleur d'azur, de pourpre et d'or. Il se montre dans l'air, le feu, sur la terre et la mer. Il conduit des chars, touche la lyre, ou monte des lions, des panthères et quelquefois un dauphin, pour indiquer qu'il n'y à point de créature qui échappe au pouvoir de l'Amour.
    Il n'est pas rare de le voir représenté auprès de sa mère qui joue avec lui, le taquine ou le presse tendrement contre son cœur.
    Il arrive aussi qu'il soit représenté sous les traits d'un jeune homme adolescent, avec les mêmes attributs.

    Cupidon est chargé par Vénus, jalouse de la beauté de Psyché, de rendre amoureuse la jeune fille du mortel le plus méprisable. Mais il tombe lui-même amoureux de Psyché en se blessant de l'une de ses propres flèches. Il l'emmena dans un palais reculé où il lui rendait visite chaque nuit, lui demandant de ne jamais chercher à connaître son identité. Piquée par la curiosité, Psyché profite du sommeil de son amant pour allumer une lampe, une goutte d’huile brûlante tombe sur son bras, et celui-ci se réveille et s'enfuit. Cupidon l'abandonne parce qu'elle lui avait désobéi, et Psyché se mit à errer misérablement à sa recherche. Après bien des déboires, elle retrouva Cupidon et fut rendue immortelle par Zeus, roi des dieux. Dans d'autres récits, Cupidon est un gamin facétieux qui blesse sans distinction les dieux et les hommes avec ses flèches, qui les rendent amoureux. Dans l'art grec, Eros était représenté en jeune homme mince et beau, les yeux souvent bandés pour indiquer l'aveuglement de l'amour. Il portait parfois une fleur, mais plus souvent un arc, avec lequel il envoyait des flèches d'argent, pointes de désir dans le cœur des dieux et des hommes.
    La psyché est un terme de Psychologie analytique qui désigne l'intégralité des manifestations conscientes et inconscientes de la personnalité et de l'intellect humain. Le mot psyché (en grec ancien Psykhé) signifie l'âme, l'esprit. Selon certaines interprétations modernes, Psyché serait le symbole de l'âme humaine, personnifiant l'expression de ce qui ne peut être formulé. On en fait ainsi parfois une image de l'inconscient. Cependant, les interprétations psychanalytiques ne justifient pas la genèse du mythe, mais s'en servent comme illustration. La psychologie analytique (C.G. Jung) s'intéresse aux mythes pour leur relation avec la structure archétypique de la psyché. On trouvera un bon exemple de l'apport de ce traitement des mythes dans « L'âne d'or, interprétation du conte d'Apulée » de Marie-Louise von Franz.

    Amour profane, amour sacré : deux lectures du conte de Psyché A cause de sa beauté qui offense Vénus, Psyché, dont le nom grec désigne l’âme, a été condamnée par l’oracle d’Apollon à être exposée à un monstre. Mais tandis qu’elle attendait la mort, exposée sur un roc, Zéphyr l’a transportée dans le merveilleux palais de l’Amour. Toutefois, la jeune fille doit accepter d’aimer le maître des lieux sans le voir. A l’instigation de ses sœurs envieuses, elle transgressera l’interdit, et l’Amour la fuira. Dès lors, sa vie ne sera plus qu’une douloureuse quête du dieu qui lui était apparu dans tout son éclat.
    Le conte de Psyché présente « des caractères à peu près uniques dans toute la littérature ancienne ». Or, ce texte unique est un de ceux qui ont inspiré le plus de rapprochements. Don merveilleux qu’il a reçu dès sa naissance : à l’intérieur même du roman, on a quelquefois mis en parallèle les aventures de Lucius et celles de Psyché. En effet, Psyché, dont le nom signifie « l’âme », a perdu l’Amour pour avoir voulu le voir, comme Lucius, le héros du roman, L’Ane d’Or d’Apulée ou (les Métamorphoses )a perdu sa forme humaine pour avoir voulu voir comment on peut se métamorphoser. Lucius connaît autant d’épreuves dans sa quête des roses qui doivent lui rendre son apparence que Psyché dans sa quête amoureuse du dieu auquel son nom la destine. Or, le thème de l’âme éprise du dieu qui lui permettra de s’accomplir est à la fois un thème platonicien et un thème chrétien. Le conte a donc une dimension philosophique ou mystique , en plus du substrat folklorique qu’on retrouve dans nos contes de fées. Bien des études ont été consacrées à tous ces aspects du récit d’Apulée.

    Invitation pour un travail personnel : L’âme est infime parcelle d’énergie, partie intégrante de Dieu, l’âme est l’être en soi ; elle est différente du corps dont elle habite le cœur, et y constitue l’origine de la conscience. L’âme représente la partie immortelle de l’homme, détentrice de la Vérité que les Dieux peuvent inspirer. Sous l’aiguillon du désir et de l’amour (Eros) elle peut s’enflammer pour le Beau et commencer cette ascension spirituelle.

  • Arcane n°7

    Energie et son mythe : Krishna et Arjuna sur le char

    Avant le début de la grande bataille de Kurukshetra, Arjuna fut troublé à l'idée du sang qui y serait versé et des souffrances qui en résulteraient, et ce d'autant plus que les adversaires, les Kauravas, faisaient partie de sa propre famille. Krishna, le huitième Avatar du grand dieu Vishnu, prit l'apparence du conducteur de char d'Arjuna et offrit au héros réconfort et enseignement spirituel. Puis il commanda à Arjuna de faire son devoir de kshatriya, membre de la caste de guerriers. Arjuna retrouva une fermeté accrue.


    La Bhagavad-Gîta : Paroles de Krishna à Arjuna

    " L’âme incarnée rejette les vieux corps et en revêt de nouveaux,
    comme un homme échange un vêtement usé contre un neuf.
    Les armes ne la peuvent pourfendre,
    ni le feu la consumer,
    ni les eaux la pénétrer,
    ni le vent la dessécher.
    On ne saurait la pourfendre,
    On ne saurait la brûler,
    On ne saurait la mouiller, ni la dessécher.
    Stable, éternellement, immobile, pénétrant tout,
    Elle est pour toujours et à jamais".
    Krishna


    Arjuna : Tu pleures sur des êtres qui n'ont pas à être pleurés, et tu dis des paroles de sagesse. Mais les sages ne pleurent ni les morts ni les vivants. Jamais je n'ai été sans être, ni toi non plus, ni ces princes des hommes, et jamais ne viendra le temps où nous cesserons d'avoir une existence. (...) Les impressions des sens, Arjuna, chaud et froid, plaisir et déplaisir, vont et viennent, elles sont fugitives, cherche à les affûter. L'homme qu'elles ne troublent pas, Arjuna, le sage, pour qui plaisir et déplaisir se valent, atteint ce qui ne meurt pas. (...) Etranger à la mort, sache-le, est ce par quoi cet univers est déployé. Ce qui est immuable, il n'est au pouvoir de personne de le détruire. (...) Croire que l'un est tué et que l'autre tue, c'est également se tromper : personne n'est tué ni ne tue. (...) Il t'appartient d'agir sans jamais un regard pour les fruits de l'action. Ne fais jamais du fruit de l'action ton mobile, mais ne sois pas non-plus attaché à la non-action. C'est en agissant au cœur de l'action qu'on est délivré de toute attache. Arjuna, demeure égal dans le succès comme dans l'insuccès. C’est cette égalité même, qui est détachement intérieur. (...) Lorsque ta conscience aura traversé le labyrinthe des ténèbres, tu n'auras plus besoin de savoir ce qui se dit et ce qui se dira. Lorsque ta conscience, écartelée par tout ce qui se dit, deviendra immobile, immuable en elle-même, alors tu atteindras au détachement intérieur. (...) C'est attachés à leurs actes, Arjuna, que les ignorants agissent. Mais le sage agira sans attache, soucieux de préserver l'intégrité du monde. (...) C'est le désir, né de la fièvre de l'action, c'est lui le grand vorace, le grand malfaisant ; ici-bas, sache-le, c'est lui l'ennemi. (..) Nulle action ne m'affecte, le fruit des actes me laisse insensible. Me connaître tel, c'est ne plus être entravé par l'action. (...) Celui qui voit la non-action dans l'acte, et l'acte dans la non-action, c'est lui le clairvoyant parmi les hommes. Intérieurement détaché, il accomplit totalement l'action. Celui qui n'a aucune attache avec le fruit des actes, sans cesse heureux, libre de toute inclination, même s'il est présent tout entier dans l'action, en vérité, n'accomplit rien. Cette connaissance acquise, tu ne retomberas plus dans la confusion, Arjuna. Elle te fera percevoir totalement la création en toi, c'est à dire en moi. Ce doute, crée par l'ignorance et inscrit dans ton cœur, tranche-le par l'épée de la connaissance, demeure intérieurement détaché, lève-toi, Arjuna.

    Les chevaux : Force et vitalité, impétuosité du désir. Le blanc cheval céleste représente l’instinct contrôlé, maîtrisé, sublimé. Le cheval n’est pas un animal comme les autres, il est la monture, le véhicule, le vaisseau et son destin est donc inséparable de celui de l’homme. Le cheval peut se faire voyant et guide.

    Invitation pour un travail personnel : Les désirs et la colère, l’attachement aux fruits de nos actions. Avançons dans cette démarche de libération des attachements de tous ordres.

  • Arcane n°8

    Equilibre et son mythe : Maât ou Themis

    Déesse égyptienne symbole de l’ordre cosmique, de la justice divine et de la vérité. Elle est considérée comme la fille du dieu solaire Rê et comme la compagne de Thot. Elle symbolise l’équilibre de l’ordre de l’univers et établit le code de comportement des êtres humains, c'est grâce à elle que le monde fonctionne. Le premier devoir de pharaon est de faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte. Ainsi comme ses sujets, le pharaon obéissait à Maât.
    Elle est Le jour du jugement (la pesée de l'âme), la plume de Maât était déposée sur un plateau de la balance, et le cœur du défunt sur l‘autre, afin d'établir si celui-ci était sincère.

    Thémis, parce qu'elle était titane, gouvernait l'élément matière. Elle perçut un jour chez les hommes un désir secret qui la fit redescendre de l'Olympe : une envie d'équité, concordant avec la loi de l'évolution. Mais Thémis, respectueuse de la liberté des hommes, ne se permit pas de juger les torts qu'ils se faisaient entre eux quand cela ne compromettait pas le respect des 22 lois sacrées. Il y eut ainsi deux justices, celle des hommes, et celle de Thémis : la justice intérieure. La connaissance du karma. L’arbres qui lui est consacré : Le chêne, symbole d'immortalité. "J'ai exalté Maât jusqu'à la hauteur du ciel et j'ai fait circuler sa perfection sur la largeur de la terre, si loin qu'elle demeure dans le nez des hommes comme le souffle du nord. J'étais juste de voix devant Dieu, aucun sage n'a dit à mon sujet : qu'a-t-il fait ? Même lorsque je jugeais de graves affaires, je fis sortir les deux parties en paix. Je n'ai jamais perverti la justice par un cadeau. Je n'étais pas sourd pour celui dont la main était vide. Au contraire, jamais je n'acceptais de qui que ce soit un présent de corruption."



    La Lune et le Soleil Le soleil symbolise ainsi l’esprit et la lune l’âme. La lune est yin par rapport au soleil yang : elle est passive, réceptive. Elle est l’eau par rapport au feu du soleil, le froid par rapport à la chaleur, le nord et l’hiver symboliques opposés au sud et à l’été. Sa lumière est celle du reflet du soleil. Le Soleil et la Lune sont les deux grands luminaires, astres du jour et de la nuit. Ils représentent les deux grandes forces à l’œuvre dans l’univers, le Yin et le Yang de la philosophie chinoise, le Tao. Ces deux forces se complètent mutuellement.

    L'oeil d'Horus : l’œil dans l’arbre ! Symbole : de l'acuité du regard justicier et de la nécessité d'avoir " l'œil ouvert " dans la poursuite de l'équilibre spirituel.


    Invitation pour un travail personnel : Le triomphe des forces de Lumière sur les forces des Ténèbres. La vraie justice est dans notre cœur, nos actes, et l’œil de la conscience conjointe au karma